Football. National : en direct du Stade Lavallois Gâchis Football Club

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A l’image de Clément Couvry, trop peu utilisé avec l’équipe première à mon goût, le Stade Lavallois n’a pas fait assez confiance à ses jeunes. Un gâchis pour eux, à l’image de la saison.

Un bon départ. Puis une sacrée dégringolade. Avant de revenir vers les sommets. Pour finalement tout gâcher dans le sprint final. Dans cette saison aux allures de montagnes russes, le Stade Lavallois n’a jamais trouvé le bon rythme pour retrouver la Ligue 2. Le National les attend pour une seconde saison consécutive.

Peu avant 22 heures, vendredi 4 mai. Après avoir mené 2 à 0 en début de seconde période, Laval s’écroule face au finaliste de la Coupe de France, Les Herbiers, pour s’incliner 3 à 2. Un scénario comme un comble à la saison du Stade Lavallois, alors qu’il reste un match à jouer, la réception de Concarneau, le vendredi 11 mai.

Le début de saison est plutôt prometteur, avec seulement une défaite sur les 10 premières journées, face à Rodez. Les Mayennais y enchaînent 4 victoires et 5 matches nuls durant cette période, pour rester dans le haut d’un classement de National ultra serré. Le jeu proposé est plutôt séduisant, et la solidité défensive de l’équipe fait augurer d’une belle saison pour les Tangos. Les arrivés d’Alioune Ba, de Bira Dembélé et d’Anthony Scaramozzino portent leurs fruits, en soutien de la pépite locale, Oumar Solet, qui ne finira pas l’été en Mayenne, filant chez l’ogre lyonnais.

La surprise Alexy Bosetti

Cette fin de mercato estival est marquée, également, par l’arrivée surprise d’Alexy Bosetti, l’ancien Niçois, sur les conseils avisés d’Anthony Scaramozzino. Une bonne pioche, semble-t-il. Accompagné du Brésilien Elton, buteur dès la deuxième journée, et du jeune Davel Mayela, issu du centre de formation, buteur dès la première journée, le potentiel offensif mayennais affiche de belles dispositions. Tout semble réuni pour une belle saison, avec une volonté de poser le jeu et de jouer au ballon de la part de l’entraîneur, Jean-Marc Nobilo.

Mais ces espoirs prennent vite du plomb dans l’aile. Alexy Bosetti n’est pas l’avant-centre escompté. Ses statistiques ne plaident pas en sa faveur. Et c’est toute l’attaque lavalloise qui souffre. Derrière, la machine s’enraye aussi et Laval encaisse au moins un but à chaque match. Le constat est alors terrible : 9 matches sans victoire, malgré des matches nuls intéressants contre Grenoble et Béziers, deux équipes concurrentes pour la montée. Avranches, Lyon-la-Duchère, Rodez, Boulogne et Chambly s’offrent le scalp des Tangos. Ce dernier pousse même Jean-Marc Nobilo vers la sortie, pour un énième changement d’entraîneur.

La valse des entraîneurs continue

En un an, le Stade Lavallois écume donc un quatrième entraîneur. Après Marco Simone, Thierry Goudet et Jean-Marc Nobilo, donc, c’est son adjoint, Manu Pirès qui prend les rênes du club. Pour des résultats peu probants, avec deux nuls et deux défaites pour commencer. Laval est tout proche de la zone rouge. Laval joue avec le feu. Laval craint pour son maintien.

Mais, dans un monde où les remontadas sont à la mode, et profitant, accessoirement, d’un championnat de National très serré, le SLMFC remonte au classement, au profit de 5 victoires consécutives. Les Tangos enchaînent une série de 8 matches sans défaite. Les voilà relancés dans la course à la montée, avec le Red Star, Grenoble, Béziers et Rodez. Sans un rendement exceptionnel, Alexy Bosetti retrouve un second souffle. Laval crève de nouveau l’écran. De FFF TV, certes, mais l’écran quand même.

Laval Crew et Tangos invincibles

Dans cette improbable remontée, les joueurs peuvent compter sur un soutien grandissant de leurs supporters à Le Basser. Mieux, un nouveau groupe dit « ultras » voit le jour : le Laval Crew. De quoi amener plus d’ambiance dans un stade qui en manque cruellement. Et de quoi motiver les joueurs à aller jusqu’au bout de ce qui semblait improbable, quelques semaines auparavant.

Mais, comme sur un centre de Gabriel Etinof, il n’y a personne dans les six mètres pour concrétiser l’offrande. Le Stade Lavallois cale dans la dernière droite. N’est pas Marc Raquil qui veut, me direz-vous. Mais tout de même ! Cette folle série d’invincibilité se brise brutalement. Lyon-la-Duchère, Chambly (encore eux !), puis Béziers et Les Herbiers hier. Quatre défaites d’affilée qui plombent tout espoir de montée. Le rêve, un peu fou en début d’année 2018, vient de s’évaporer. Alors, à qui la faute ?

Un recrutement douteux

Dans un championnat où tout le monde pouvait battre tout le monde, Laval a manqué de régularité dans les résultats. Un problème de mental ? On pourrait dire oui pour certains jeunes, peut-être, peu habitués à des joutes de ce niveau, comme Davel Mayela ou Bridge Ndilu, lancé en deuxième partie de saison. Il y a eu des choix, aussi, avec les disparitions en cours de saison de Charly Pereira-Lage – pourtant très bon technicien au milieu de terrain – et d’Olivier Ebuya – 7 matches et puis s’en va, une véritable énigme – sans oublier le départ volontaire d’Elton lors de la phase aller. Les arrivées de Florian Makhedjouf (Tours), Michel Espinosa (Clermont) et Patrick Etshimi (Sannois Saint-Gratien) n’apportent pas le nouveau souffle espéré.

Le changement d’entraîneur en cours de saison n’a eu que peu d’impact, comme les précédents dans l’année écoulée. Serait-ce, alors, un problème de joueurs, de talent, de recrutement ? Il faut le croire. Le vétéran brésilien, Rincon, habitué à la réserve, a connu la déroute à Béziers pour sa première dans la charnière centrale (1-5). Diaguely Dabo, imposant physiquement, a montré des lacunes évidentes balle au pied. Dominique Pandor et Yvan Neyou (se) sont surcôtés et prouvent, eux, des manques collectifs, en plus de lacunes techniques. Dans ce marasme, Gabriel Etinof et Maxime Hautbois – nominé pour le trophée de meilleur gardien de National -, des joueurs du cru, ont tiré leur épingle du jeu. Mais ils étaient trop seuls pour porter le club à eux deux.

#OnVeutLavalEnLigue2

Et si c’était ce qui a manqué à Laval ? Des joueurs amoureux du club plutôt que des mercenaires ? Chercher une ossature avec quelques grognards dans un championnat difficile, pour accompagner des jeunes en devenir. Certains ont pointé leur bout de leur nez, comme Bridge Ndilu, double buteur cette saison, ou Claudy Mbuyi en attaque, Alban Rousselet, Clément Couvry et Jordan Perrier au milieu, Houboulang Mendes et Sharly Mabussi en défense. Mais ce fut bref. Pourtant, ils auraient mérité d’être plus souvent alignés, aux vues des prestations des « professionnels ». Cette saison ratée peut permettre cette réflexion. Avec un entraîneur formateur, intégrant un véritable projet de jeu. Et pas un coach ne comprenant pas les échecs de ses joueurs qui réussissent tout à l’entraînement. Encore faut-il que les dirigeants Tangos aient une once de connaissance et de vision footballistique. Et là aussi, le bât blesse. #OnVeutLavalEnLigue2

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