National. Stade Lavallois : puisqu’ils sont jeunes et bons…

Gabi Etinof

Après une victoire acquise dans la douleur à Concarneau (1-0), pour la première journée de National 1, les jeunes pousses du Stade Lavallois ont poussé Lorient aux tirs au but, lors du premier tour de la Coupe du Ligue. Même si certains sont à peine majeurs, ils ont du talent à revendre.

De l’optimisme et de l’espoir. C’est ce qui régnait dans les esprits des supporters du Stade Lavallois, malgré l’élimination de leur équipe au premier tour de la Coupe de la Ligue contre Lorient, aux tirs au but (1-1, 3-4 tab.). Avec une équipe remaniée et considérablement rajeunie, les Tangos ont fait plus que de la résistance face à un des favoris à la montée en Ligue 1.

Avec Oumar Solet (17 ans), Claudy Mbuyi (18 ans), Houboulang Mendes (19 ans), Yvan Neyou (20 ans), Gabriel Etinof, Alban Rousselet, Clément Couvry et Davel Mayela (21 ans) ou Elton (22 ans), la jeunesse mayennaise a fait tanguer des Merlus expérimentés, comme Gaël Danic, Jimmy Cabot ou Gaëtan Courtet, le buteur breton du soir. Avec leur insouciance et leur fougue, ils ont, surtout, proposé du jeu. Quelque chose que Francis Le Basser n’avait plus vu depuis quelque temps.

Oumar Solet, 17 ans et futur grand

Comme le dit l’écrivain américain Ambrose Bierce, la jeunesse est l’âge du possible. Et ces jeunes, quasi tous issus du centre de formation du club, sont capable de beaucoup de choses. En défense, la charnière Oumar Solet et Houboulang Mendes a, déjà, démontré de bons automatismes. Très présents dans les duels, les deux hommes ont éteint l’attaque morbihannaise. Mieux, le premier nommé a prouvé qu’il avait du ballon, comme l’on dit dans le jargon. Doté d’une jolie capacité de relance, Oumar Solet – et sa coiffure y est aussi pour quelque chose – a des faux-airs de Nordi Mukiele, l’ancien Lavallois aujourd’hui à Montpellier. On le lui souhaite, comme dirait Laurent Paganelli.

A l’autre bout du terrain, en attaque, Laval s’est trouvé deux buteurs. Davel Mayela a scoré en championnat contre Concarneau, tandis que le Brésilien Elton a fait trembler les filets lorientais. Deux attaquants aux profils différents, et donc complémentaires. Si le Sud-Américain est très actif sur le terrain, ne ménageant pas ses efforts au pressing et savant se placer tel un renard des surfaces, son comparse est plus physique. Puissant balle au pied, l’ancien Toulousain s’impose et en impose sur les défenses. Habile comme attaquant en pivot, il sert également de point d’appui pour des longs ballons de la défense.

Marvin Louisius et Calvin Tshilumba chez les Bleus

La jeunesse est le temps des accélérations, écrivait Jean-François Somain, écrivain québecois. Le temps de Gabriel Etinof est venu, alors. Prêté à Belfort la saison passée, ce petit gabarit formé au club a une accélération à faire pâlir de nombreux défenseurs, de National comme de Ligue 1. Preuve en est sur le but égalisateur contre Lorient, où sa vitesse a laissé sur place deux défenseurs, avant de servir idéalement Elton. Par le passé, le natif d’Orsay, dans l’Essonne, aurait privilégié l’action personnelle. Aujourd’hui, il sait se montrer altruiste. Un joueur de couloir qui manquait aux Tangos.

Le Stade Lavallois peut également compter sur des Mayennais, pure souche. En Coupe de la Ligue, trois joueurs, formés à Méral-Cossé, petit club du Sud-Mayenne, étaient inscrits sur la feuille de match : Alban Rousselet, qui était titulaire, ainsi que Clément Anet, gardien remplaçant, et Diego Artu. Certains fréquentent même les équipes de France jeunes, comme le défenseur Marvin Louisius et l’attaquant Calvin Tshilumba.

Un jeu offensif et la fougue de la jeunesse

Alors, oui, Laval a du potentiel. Coachée par Jean-Marc Nobilo – meilleur entraîneur de Ligue 2 aux Trophées UNFP 2008 -, l’équipe mayennaise semble avoir retrouvé des velléités affichées de jouer. Fini les tactiques alambiquées de Marco Simone. Terminé l’esprit ultra-défensif de Denis Zanko. Évanoui le souvenir du n’importe quoi avec Thierry Goudet. Désormais, les bases semblent bien plus solides. Meneur d’hommes sur son banc de touche, Jean-Marc Nobilo n’hésite pas à donner de la voix pour motiver ses ouailles. Dans un style en 4-4-2, le Stade Lavallois sait se porter vite à l’attaque. Les joueurs ont pris confiance. La justesse technique est plus présente.

Évidemment, tout n’est pas parfait. Les Mayennais ont leur faiblesses. Comme cette jeunesse. Vivifiante sur un match, est-elle cohérente sur le long terme ? Les supporters ont envie d’y croire. Si plusieurs de ses membres confirment leur potentiel, le pari sera gagné. Et Laval sera alors l’une des très bonnes surprises de la saison. Mais, pour que la mayonnaise prenne, il faut des guerriers, comme Anthony Gonçalves l’a été pendant de nombreuses années, avant de rejoindre l’Alsace et le Racing Club de Strasbourg. Les Bira Dembélé ou Diaguely Dabo peuvent jouer ce rôle. Comme celui d’encadrer la classe biberon du SLMFC et lui permettre de voler vers les sommets. Car, comme l’a écrit Simone de Beauvoir, la jeunesse n’aime pas les vaincus. Ça tombe bien, les Lavallois n’ont pas encore perdu depuis le début de la saison. Série en cours à poursuivre à domicile, vendredi 11 août 2017, contre l’Entente Sannois Saint-Gratien.

Votre serviteur.
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